Ségolène Royal estime que Nicolas Sarkozy a "dérapé de façon scandaleuse" pour attirer les électeurs du Front national et affirme que le candidat de l'UMP est porteur d'un "risque de fracture républicaine".
Interrogée sur RTL sur les propos de Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice selon qui Nicolas Sarkozy s'est "lepénisé", elle a répondu : "Si c'était moi qui avait fait ce genre d'accumulations de déclarations, de contre-vérités, de provocations, de théories sur le génétique, je pense que je ne serait même plus candidate à l'élection présidentielle".
"Alors pourquoi tolère-t-on de ce candidat UMP qu'il dérape de façon aussi scandaleuse ?", s'est-t-elle interrogée, qualifiant une nouvelle fois les déclarations de Nicolas Sarkozy sur l'origine génétique de la pédophilie et du suicide des jeunes de "clin d'oeil vers les électeurs du Front national à n'importe quel prix".
"Ces théories sont intolérables et sont la manifestation d'un risque de fracture républicaine avec ce candidat là", a estimé la présidente de Poitou-Charentes.
Par SegoleneCantal
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Publié dans : Discours et Interview
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La candidate socialiste Ségolène Royal a assuré jeudi garder "beaucoup de sérénité et de force intérieure", malgré "certains éléphants" du PS qui ne lui ont "pas facilité la tâche".
"Je suis sereine et j'ai beaucoup de sang froid", a assuré sur RTL Ségolène Royal qui "appelle les électeurs à venir voter massivement pour le premier tour, et faire un vote conscient pour qu'ils aient au deuxième tour un vrai choix".
Interrogée sur la démarche de Michel Rocard qui appelle à s'allier à l'UDF, Ségolène Royal a reconnu que "ce n'est pas une façon de (lui) faciliter la tâche mais certains éléphant n'ont pas tout fait pour (lui) faciliter la tache". "Un certain nombre d'entre eux ont encore du mal à accepter ma désignation".
Et de lancer: "je garde beaucoup de sérénité et de force intérieure".
Quant aux sondages, la candidate socialiste "considère qu'il y a encore 17 millions d'électeurs qui ne sont pas encore décidés". "Tout est ouvert".
"Il y a eu un gros business autour des sondages dans cette campagne, plus de 300, cela fait beaucoup d'argent, et les instituts de sondage et les journaux pour vendre, ont besoin d'entretenir un suspens", a-t-elle déploré. Et "souvent, en s'abstenant de préciser qu'il y a encore 40% d'électeurs qui n'ont pas fait leur choix et qui ne veulent pas répondre".
Par SegoleneCantal
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